On donne une symbolique vraiment à ce que l’on veut. Brel chante le temps, je me rends compte que mes premiers articles datent de juillet 2008. Et le temps qui passe me glisse entre les doigts, les mêmes manques, mais certains résorbés par les décisions que j’ai posé. On ne contrôle pas, mais on peut tout de même choisir où on a mal. Probablement que la voix de mon père a résonné dans mes oreilles, longtemps, je me souviens, pleurant sur mon lit à un retour du travail, me disant… « Si tu ne l’aimes pas ta job, trouves-en une autre! » si simple, si difficile en vieillissant, on s’empile des responsabilités et des engagements dépourvus de sens qui nous lient faussement à des emplois qui nous rendent la vie pénible. Maintenant mon travail ne me gâte plus l’esprit. Quatre ans sont passés depuis la naissance de Scarecrow… pseudonyme que je me suis attribué sans oublier qui j’étais. Je ne fais pas encore partie de la balade des blogues morts, je m’agrippe solidement simplement parce que sans les mots je ne suis plus. Des projets plein la tête, j’attends toujours ma muse, peut-être un autre faux espoir sur une vie remplie d’illusions, de rêves et d’expériences. Peut-être me suis-je trompé en cour de route, peut-être devrais-je jeter mon être dans ce qui m’a toujours suivi, poursuivit, mes idées, mes rêves et mes écrits.
Il faut toujours écrire. Partout. Sur tes mains, sur les murs. Sur les serviettes de table au resto. Le reste, c’est juste pour payer le loyer.